Le dimanche 5 Octobre 2014, la délégation d'Ille-et-Vilaine a convié les membres de la Communauté Chrétienne des Policers de FRANCE « POLICE et HUMANISNE » à vivre une démarche de pèlerin lors de la traversée de la Baie du Mont St Michel avec les militaires de la zone de Défense Ouest.

Nous étions sept présents. Ce temps fort organisé par le Diocèse aux Armées, en présence de Monseigneur RAVEL, débutait pour nous par un rendez-vous Eucharistique en l'Eglise de PONTMAIN (53), lieu d'apparition mariale. Tout au long de la messe nous avons été fortement invités par l'Eveque aux Armées à remettre en question notre Foi, Quel est l'état de ma foi aujourd'hui ? Ai-je un cœur de Pierre ? De sable ? De chair ?

A la fin de cette célébration nous nous sommes retrouvés au bec d'Andaine pour un pique-nique convivial avec un temps d'échange fraternel. Une bouteille de cidre ayant été apportée par Laurent et Elisabeth signe de partage des réalités humaines.

Viennent les questions d'organisation pratique... comment s'habiller ? Que mettre ? Combien de kilomètres ? Y-a-til beaucoup d'eau ? En restant clairvoyants, et encadrés par des guides, nous avons débuté cette marche par un envoi chaleureux de l'Eveque  aux Armées. Pieds nus, pantalons retroussés ou shorts, nous avons traversé en pèlerin cette baie avec trois haltes pour nous permettre de chanter et prier.

En tout juste deux heures, nous avons accompli cette traversée. Nous avons été très gatés par le temps, et l'amitié partagé. C'est donc dans la Joie de ce temps passé ensemble que nous nous sommes quittés en frères… et nous vous laissons quelques photos souvenirs pour vous inciter à venir l'année prochaine.

Nous tenons à remermercier le diocèse aux Armées de nous avoir permis une fois de plus d'être présents à leur coté pour ce temps d'Eglise.

Nous venons de vivre un très beau pèlerinage jubilaire sur le pas de Saint François d'Assise.

Quelques photos pour revivre ce moment :

https://picasaweb.google.com/chantalcppn/20140601?authkey=Gv1sRgCPmuteOTpauJSw&feat=email

 

https://picasaweb.google.com/chantalcppn/20140602?authkey=Gv1sRgCLemlIW6iNfG2wE&feat=email#slideshow/6020308194129855074

 

La messe à San Damiano où saint François reçu l'appel à reconstruire l'Eglise,

la marche aux carcieri en méditant le Cantique de créatures,

la célébration devant le tombeau de François,

et l'envoi à la chapelle de la paix avec la lecture du message du Card Etchegaray.

L'Assemblée Générale fut aussi l'occasion

de promulguer la nouvelle charte,

de remercier Hervé Deydier pour ses années de présidence

et d'élire Dominique Jouet comme nouveau président...

Le tout dans une ambiance conviviale...

Bienheureux les gardiens de la paix...

 

Voir la nouvelle charte promulguée lors de cette Assemblée

dans la rubrique "présentation de l'association"

 

 

La police et l’Eglise s’engagent à lutter ensemble contre la traite des êtres humains

A partir de ce mercredi et pendant deux jours, le Vatican accueille une conférence internationale contre la traite des êtres humains. Deux jours de débats au sein de l’Académie pontificale de Sciences visant à « construire un réseau efficace de chefs de la police afin qu’ils puissent collaborer étroitement avec l’Eglise », précise un communiqué.

Cette conférence, organisée par la Conférence épiscopale d’Angleterre et du pays de Galles, sera présidée par le cardinal Nichols, l’archevêque de Westminster. A Londres, la police et l’Eglise collabore déjà efficacement depuis trois ans.

Cette rencontre devrait rassembler des responsables d’Interpol et d’Europol et des représentants des polices d’une vingtaine de pays. En Europe, le Royaume-Uni, l’Italie, l’Espagne, la Slovaquie, la Roumanie, l’Albanie, l’Allemagne, la Pologne et l’Irlande ont été invités. Les Etats-Unis, le Canada, le Brésil et l’Argentine devraient représentés le continent américain. Le Ghana et le Nigeria, le continent africain. Enfin l’Inde, les Philippines et la Thaïlande devraient envoyer un représentant de leur force de l’ordre compétent en matière de traite.

Le trafic des êtres humains génère des profits mirobolants

Parmi les personnalités religieuses figure l’archevêque d’Abuja, le cardinal Onaiyekan. Dans un rapport sur le trafic d'êtres humains publié l’an dernier, l'Union européenne a classé le Nigeria comme le pays où ce fléau est le plus répandu. Ce rapport indique que la vente d'enfants y est courante. En avril dernier, 17 adolescentes, retenues prisonnières dans une même maison, enceintes du même homme et dont les bébés étaient destinés à être vendus, ont été libérées par la police. L'Unesco a classé le trafic d'êtres humains en troisième place des crimes commis au Nigeria, après la corruption et le trafic de drogue.
L’Eglise est très active dans l’accueil et la réinsertion des victimes. Certaines d’entre elle seront également présentes et prendront la parole lors de ces deux jours de débat.

Selon des chiffres de l’OIT, organisation internationale du travail, le trafic illégal d’êtres humains génère des profits de 32 milliards de dollars par an et concernerait près de deux millions et demi de personnes. 

Cette conférence correspond à la volonté du Pape François de combattre concrètement les trafics des êtres humains : la traite des femmes, l’exploitation sexuelle, l’immigration clandestine, les enfants soldats, l’esclavage domestique, les ateliers clandestins. Une déclaration sera publiée à la fin des travaux et sera présentée en conférence de presse.

Site de radio Vatican - 8 avril 2014

 

A tous ceux qui ont participé aux cadeaux qui nous ont été offerts à Assise,

un grand merci.

Après onze ans à la présidence

de la Communauté Chrétienne des Policiers de France – Police et Humansime,

je suis très heureux de passer le témoin à Dominique JOUET

et je ne doute pas que l'aventure continuera encore

pendant les cinquante prochaines années

Avec mon amitié

Hervé

GARDIENS DE LA PAIX

 

            Comment ne pas se réjouir d’un pèlerinage des policiers de France à Assise, la ville qui garde l’empreinte encore si fraîche de François, cet homme tout entier habité par la paix !

            Spontanément, dans l’imagination populaire, la police et la paix ne font pas bon ménage.  On retient généralement d’un policier qu’il détient une arme et qu’il est autorisé à l’employer pour défendre ses concitoyens d’un danger ou pour maintenir l’ordre. Les policiers sont donc rangés dans la catégorie des « gens d’armes ».

            Une autre appellation, tout aussi traditionnelle mais hélas moins employée, qualifie certains policiers de « gardiens de la paix ». C’est pourtant une expression d’une richesse très grande et il est vraiment judicieux que vous cherchiez à la promouvoir à travers votre pèlerinage à Assise.

            L’expression « gens d’armes » met en effet l’accent sur un moyen dont vous disposez, et dont il ne serait pas raisonnable de vous déposséder. Dans un monde marqué par la violence des armes utilisées pour nuire aux autres personnes, pour braquer les commerces, pour voler des passants ou pour éliminer des adversaires,  d’autres armes s’avèrent indispensables pour défendre les individus, les groupes ou les sociétés injustement attaquées. Il est clair, cependant, que ces armes doivent être utilisées de manière adaptée et  proportionnée. Certains faits divers récents nous montrent que la notion de légitime défense doit être strictement limitée aux situations de danger imminent, pour ne pas dégénérer en règlement de compte. Et ceci vaut aussi, vous le savez bien, pour les policiers.

            Dans le passé, ceux qui possédaient des armes, qu’ils soient militaires ou policiers, avaient tendance à en abuser pour piller les richesses d’un pays et terroriser leurs habitants. C’est en ce sens que le prophète Jean-Baptiste interpelle les soldats qui viennent à sa rencontre : « Ne faites ni violence  ni tort à personne et contentez-vous de votre solde ». Ces propos sont malheureusement  encore d’actualité dans certains pays livrés à l’anarchie.

            De son côté, l’appellation de « gardiens de la paix » ne met pas l’accent sur le moyen dont vous disposez, mais sur la finalité de votre mission : assurer la paix dans le secteur qui vous est confié, de sorte que la population ne vive ni dans la haine réciproque, ni dans la crainte d’exactions, mais dans le respect mutuel et la confiance en l’avenir. Quelle merveilleuse tâche !

            Vous le voyez bien : même si le patron céleste qui vous a été donné par l’Eglise est saint Martin de Tours – autre grande figure de sainteté, et particulièrement de charité –, vous avez de bonne raisons de placer votre métier sous le regard de François d’Assise, cet homme de paix.

            Cet homme a commencé, dans sa jeunesse, à se battre les armes à la main, mais il s’est senti ensuite la mission d’annoncer aux hommes la paix du Christ par sa parole et par sa vie. Il a merveilleusement illustré la béatitude de Jésus : « Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu ». Et ce n’est pas un hasard si la célèbre prière qui lui est attribuée commence par cette demande : « Seigneur, fais de moi un instrument de paix ».

            Accueillons donc les paroles du pape François à Assise, le 4 octobre dernier :

« Beaucoup associent saint François à la paix, et c’est juste, mais peu vont en profondeur. Quelle est la paix que François a accueillie et vécue et qu’il nous transmet ? Celle du Christ, passée par le plus grand amour, celui de la Croix. C’est la paix que Jésus Ressuscité donna aux disciples quand il apparut au milieu d’eux (cf. Jn 20, 19.20).

La paix franciscaine n’est pas un sentiment doucereux. S’il vous plaît : ce saint François n’existe pas ! Elle n’est pas non plus une espèce d’harmonie panthéiste avec les énergies du cosmos… ! Cela aussi n’est pas franciscain, mais c’est une idée que certains ont construite ! La paix de saint François est celle du Christ, et la trouve celui qui « prend sur soi » son « joug », c’est-à-dire son commandement : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés (cf. Jn 13, 34 ; 15, 12). Et on ne peut pas porter ce joug avec arrogance, avec présomption, avec orgueil, mais on peut le porter seulement avec douceur et humilité du cœur. »

Et le pape concluait son propos par une très courte prière que je vous invite à faire vôtre chaque jour, avant de prendre le service, pour honorer le beau titre de « gardiens de la paix » :

« Nous nous adressons à toi, François, et nous te demandons :

Apprends-nous à être des « instruments de paix »,

 de la paix qui a sa source en Dieu,

 la paix que le Seigneur Jésus nous a apportée. »

 

+ Jean-Pierre GRALLET, OFM

Archevêque de Strasbourg