Les bleus à l'âme, une émission du 06/10/2013

sur France 2

 

 

 

Dominique, de PH Rennes commente :

"Dimanche FRANCE 2 a diffusé un reportage sur la vie des Brigades Police secours de RENNES. C'est un reportage différent de ce qui est habituellement proposé sur la Police. Le reportage revient sur le coeur de notre métier".

Témoins privilégiés de l'évolution du pays, les agents de police secours ont vu ces dernières années leur métier changer et se durcir. L'équipe de «13h15 le dimanche» a pu partager leur quotidien durant plusieurs semaines

http://www.france2.fr/emissions/13h15-le-samedi-le-dimanche/diffusions/06-10-2013_139315       

Tout le monde connaît ce numéro de téléphone : le 17, Police Secours : derrière ce nom, des policiers qui sillonnent nos villes, des grandes avenues aux arrière-cours… Témoins privilégiés de l’évolution de notre pays, de notre société, ces hommes et ces femmes ont vu leur métier changer, se durcir ces dernières années, entre violence, individualisme et misère sociale.
L'équipe de 13h15 a pu partager leur quotidien durant plusieurs semaines.
Au Commissariat Central de Rennes en Bretagne, 24 h sur 24, 365 jours par an, les hommes de Police-Secours, Jeff, Olivier, Nicolas, Sébastien, tentent de remplir leur mission, entre les attentes de leurs concitoyens, et celles de leur hiérarchie.

Un document signé Pierre-Henri Menthéour, Alexandre Paré, Mathilde Rougeron

Servons la fraternité

En mai dernier, l'Eglise de France se retouvait à Lourdes pour un grand rassemblement "diaconia 2013". Diaconia signifie le service en grec.

 

 

 

Il n'est pas inutile de relire et de méditer le message final

 

Personne n’est trop pauvre pour n’avoir rien à partager. La fraternité n’est pas une option, c’est une nécessité. Nous en avons fait l’expérience forte et joyeuse à 12 000, lors du rassemblement Diaconia, de toutes origines et de toutes conditions, représentant des centaines de milliers de chrétiens engagés au service de leurs frères.

A la lecture de l’Evangile, à la suite du Christ serviteur, tous ont appris à écouter la voix des pauvres de notre temps. Chacun a été entendu dans sa singularité : ceux qui souffrent, malades, handicapés, personnes seules ou abandonnées, sans domicile ou mal logées, chômeurs ou précaires, divorcés, remariés ou non, salariés en souffrance ou menacés dans leur emploi, jeunes sans perspectives d'avenir, retraités à très faibles ressources, locataires menacés d'expulsion, tous ont pris la parole. Leurs mots, leurs colères sont aussi dénonciation d'une société injuste qui ne reconnaît pas la place de chacun. Ils sont une provocation au changement. Il est temps de sortir de nos zones de confort. Comme le dit le Pape François, il est temps d’aller aux périphéries de l’Eglise et de la société.

Ensemble, osons le changement de regard sur les plus fragiles. Abandonnons un regard qui juge et humilie pour un regard qui libère. Nous n’avons pas de prochain clé en main. La proximité se construit chaque jour.

Ensemble, osons le changement d'attitude au sein des communautés chrétiennes pour que les pauvres y tiennent toute leur place. Cette conversion passe notamment par un développement des collaborations dans et hors de l’Eglise.

Ensemble, osons le changement de politiques publiques, du local à l’international. Que les décisions prises visent à prendre en compte la situation des plus fragiles dans le respect, la justice et la dignité.

Ensemble, osons le changement dans nos modes de vie, pour respecter la création où les liens humains sont premiers et préserver l'avenir des générations futures.

Le rassemblement Diaconia, voulu par l’Eglise de France, est une étape. Le temps de l’engagement se poursuit. Les participants appellent tous les baptisés et tous les hommes et femmes de bonne volonté qui se retrouvent dans les valeurs de l'Evangile, à se mettre en route, ensemble, pour construire une société juste et fraternelle. Une société où l’attention aux pauvres guide toutes nos actions.

Lourdes, le samedi 11 mai 2013

Pour relire cet événement : http://diaconia2013.fr

 

Le dimanche 30 juin 2013 en l’église St Jean à STRASBOURG, lors de la fête patronale de St Jean-Baptiste et de St Pierre, 4 adultes ont été confirmés par Monseigneur Vincent DOLLMANN, évêque auxiliaire.

Eric ROUSSEAU, de la délégation Police et Humanisme à Strasbourg, faisait partie des confirmands. Plusieurs membres de la délégation avec leurs conjoints étaient venus assister à la célébration. Notre diacre Franck BERNARD, après avoir lu l’Evangile, a accompagné Eric dans le chœur de l’église pendant sa confirmation par Monseigneur DOLLMANN.

Chacun des 4 adultes a témoigné devant l’assemblée, pour exprimer pourquoi il demandait la confirmation. Voici le témoignage de notre collègue Eric :

« Un jour, notre fille, à qui nous avions laissé le choix, a demandé à être baptisée.

Elle m’a naturellement entrainé avec elle dans sa découverte de sa Foi. Et depuis ce jour-là, je n’ai pas cessé de cheminer vers le Seigneur. J’ai rencontré des gens merveilleux qui m’ont fait grandir.

C’est par un enfant que je suis arrivé jusqu’à mon désir d’être confirmé aujourd’hui.

Aujourd’hui, je me sens libre pour demander à l’Esprit Saint de faire de moi une lumière qui éclaire à mes semblables le chemin que Jésus nous a tracés.

C’est ma prière ».

Dans le journal La Croix du 23 juillet

L’islam, objet de tension entre policiers et jeunes des quartiers populaires

« Il s’agit d’un contentieux qui date des années 1970 et qui s’est transmis sur des générations. »

 

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REMI NOYON et JEAN-BAPTISTE FRANÇOIS

Le calme semblait revenir peu à peu, hier à Trappes (Yvelines), après les violents affrontements du week-end. Les troubles avaient été provoqués par l’interpellation d’un homme qui avait agressé un policier en raison du contrôle de sa femme intégralement voilée. Chercheurs, représentants de l’ordre et experts regrettent que le fait religieux, notamment l’islam, ne soit pas suffisamment enseigné dans les écoles de police, afin d’éviter des débordements encouragés par certains fondamentalistes.

 

 

Situation « contenue », résumait hier le ministre de l’intérieur Manuel Valls pour faire état des tensions qui règnent encore à Trappes, après deux soirées consécutives d’échauffourées ce week-end. La tension semble s’être quelque peu propagée, la nuit dernière, à des villes alentour (Élancourt, Guyancourt et Montigny-le-Bretonneux), selon l’hôte de la place Beauvau, qui signale deux nouvelles interpellations.

Reste que deux mondes se regardent en chien de faïence, après le contrôle d’une femme intégralement voilée qui avait dégénéré, jeudi. D’un côté le commissariat, situé au beau milieu de la place des Merisiers, où des policiers suréquipés, par rangées de trois, sont positionnés. Tout autour de ce bastion, les immeubles de la cité, d’où les habitants peuvent observer la scène.

« Cela fait tout de suite camp retranché », observe Moussa Khedimellah, sociologue des quartiers populaires et de l’islam. Pour ce spécialiste, qui vit à Trappes, la susceptibilité religieuse a pu contribuer à échauffer les esprits. « Tout cela prend place après des agressions islamophobes survenues ces dernières semaines et auxquelles la communauté musulmane a été très sensible. L’épisode du contrôle d’identité a lui-même sans doute été relayé très facilement après la prière du vendredi. Ajoutons à cela l’énervement provoqué par la chaleur et le jeûne du Ramadan, les conditions n’étaient pas vraiment réunies pour que cela se passe bien », poursuit-il. Sur les réseaux sociaux, les choses vont très vite. « La chasse est ouverte, il est temps de faire un bon nettoyage », écrit un policier sur la page Facebook de Forum police-info.com. Information immédiatement reprise sur le blog musulman AlKanz…

Toutefois, le chercheur considère que ce contexte ne peut expliquer à lui seul la tournure des événements. Il évoque des relations dégradées de longue date entre la police et les jeunes habitants. « Il s’agit d’un contentieux qui date des années 1970 et qui s’est transmis sur des générations. Il y a une colère froide qui sommeille contre la police, vue comme le bras armé d’un pays qui n’a jamais voulu les intégrer. Il ne faut pas grand-chose pour qu’elle éclate », souligne-t-il. « La loi sur le voile a donné une teinte religieuse à un vieux conflit latent entre les jeunes et la police », relève pour sa part Marwan Mohammed, sociologue à l’École des hautes études en sciences sociales, spécialiste de la banlieue.

D’où l’importance de faire preuve de discernement, afin de ne pas créer davantage de troubles qu’il n’en existe déjà, insiste Mohamed Douhane, commandant à Paris, secrétaire national de Synergie officiers. « Il existe quelques fondamentalistes qui sont dans une logique de provocation. Ils cherchent avant tout à instrumentaliser des délinquants pour créer des émeutes », explique-t-il. Selon lui, la loi doit s’appliquer de la même manière pour tous, mais la dimension culturelle de chacun doit être prise en compte. « Pour éviter malentendus, récupérations et victimisations, il faut une connaissance minimale de ce qu’est la religion et un minimum de bon sens. Par exemple, il peut être hasardeux de contrôler une femme voilée sur un marché bondé », précise-t-il.

L’affectation de policiers peu expérimentés dans les quartiers populaires n’aide pas. Avant même les difficultés liées à la relation entre les forces de l’ordre et l’islam, se pose la question de groupes sociaux qui d’ordinaire ne se fréquentent pas. « Les policiers sont issus de classes moyennes et sont envoyés dans les banlieues, qu’ils ne connaissent pas. On n’arrive pas à recruter des policiers issus de ces quartiers. Ceux qui y sont affectés ne font qu’y passer puis s’en vont sans créer de liens » , regrette Christian Mouhanna, sociologue de la police.

Des efforts de formation à la différence culturelle et religieuse existent pour combler ce fossé. Mais ils n’en sont qu’à leurs balbutiements. Omero Marangiu, sociologue de l’ethnicité et des religions, intervient dans les deux centres de formation de policiers en région parisienne auprès de cadres des forces de l’ordre comme d’agents de terrain. Les enseignements qu’il y prodigue sont cependant très orientés vers les questions de sécurité intérieure . « Ce que veut la police en premier lieu, c’est apprendre la description type d’une personne potentiellement impliquée dans un acte de terrorisme. Dès lors, le prisme est déformé. Quand une personne porte sur lui des signes religieux ostensibles, on peut facilement être tenté de le classer dans ce registre et de l’aborder en conséquence », observe le spécialiste.

André Méheut vient de nous quitter à l’hôpital saint Philibert

(près de Lille)

Il a été le premier aumônier de P&H Lille.  

Ses funérailles seront célébrées samedi à 9 h 30

en l’église du Saint Vincent à Marcq-en-Baroeul

 

 

Rendons grâce pour tout ce qu’il nous a

apporté et avec lui,

à la suite du Christ mort et ressuscité,

continuons la route…

Saint Martin veille sur nous…

et désormais André aussi…

 

 

  

En hommage, ce compte-rendu de la réunion du 18 Octobre 2005

 

C'est une soirée exceptionnelle qu'il nous est donné de vivre. André MEHEUT nous quitte, appelé à d'autres fonctions.Nous saluons la présence de nos amis parisiens, qui, par un trait délicat, ont tenu à effectuer le déplacement jusqu'à LILLE.

Le thème est  : « partir en mission » (Mt 28 16-20).

Après les présentations, Alexandre prononce une brève allocution :

« Mon cher André,

En cette soirée solennelle, plus qu'en d'autres occasions, je te dirai " Mon Père !"

Nous avons tant reçu de toi !

Au titre de Police et Humanisme, tu es à l'origine de sa délégation lilloise ( novembre1999 ) et la présence de nos amis parisiens te montre que c'est la famille policière tout entière qui t'exprime son affection ; nous te devons, en tant que groupe, l'existence.

Lors des évènements qui ont marqué ta présence parmi nous, tu as magnifiquement rempli ta mission ; je pense en particulier au passage d'Eric et à l'Assemblée Générale de LILLE.

Sans arrêt, tu nous as bousculé, d'idée en suggestion, pour nous remettre en question ; c'est à toi que revient l'idée d'organiser nos Messes de la Saint Martin dans des paroisses différentes d'une année sur l'autre.

Ton sens de l'écoute et de l'inattendu me permet d'affirmer que tu nous connais bien.

En est-il de même pour nous ?

Beaucoup peuvent témoigner de la très grande variété des bénéficiaires de ton ministère sacerdotal et pour le peu que j'en connais, je citerai tes actions dans les domaines suivants :

-  création de l' I.I.F.A.C. (Institut International de Formation des Adultes en Catéchèse) ;

-  pastorale de la santé, des cadres ( MCC ), des Avocats Chrétiens ;

-  formation au Séminaire ( C.I.PA.C. ) ;

-  service paroissial ;

 la liste est loin d'être exhaustive !!!

Je note que cette diversité procède d'une idée-force : développer l'apostolat des Laïcs, non seulement comme relais de l'apostolat sacerdotal, mais comme moyen d'évangélisation reconnu à part entière. Et je vois la qualité d'un prêtre à cet éclectisme.

À plusieurs reprises, j'ai trouvé entre Jean DEBRUYNNE et toi des similitudes dans vos parcours et votre appréhension du monde ; je me souviens notamment de ta tonitruante et malicieuse profession de foi : " Plus anticlérical que moi, tu meurs ! " Certes, mais avec des personnalités comme Jean ou toi, qu'on est bien en Eglise !

J'espère que notre fréquentation ne te laissera pas de séquelles sécuritaires !!!

Plus gravement, il est heureux que l'Eglise, par nos aumôniers, comprenne ce qui se joue dans les commissariats.

Chacun de nous peut te dire :"Mon Père, tu nous montres le chemin de Notre Père"

Nous avons tant reçu de toi ! Merci pour tout. »

 

André manifeste une émotion contenue. Puis, prenant la parole, il nous répond à partir de l'Evangile. :

« Depuis que je fréquente les policiers – pas seulement vous – j'ai remarqué que la plupart possèdent au plus haut point le sens du service, de l'écoute, du respect, du concret et revendiquent d'exister et d'agir en être humain au-delà de leurs fonctions.

Agir et être. L'un ne va pas sans l'autre.

Comment agir? Visiter les malades, voire les prisonniers... (Tout apostolat requiert un minimum de formation).

Comment être? Porter sur autrui un regard plein d'humanité, détecter le malaise qui guette son prochain...

Partir en mission, c'est trouver les créneaux à prendre ; tout mouvement d'Eglise doit être un lieu d'épanouissement de l'homme. Comme vous le savez, il ne s'agit pas d'effectuer de recrutement de type totalitaire ou commercial.

Nous sommes dans une société où le désir – la recherche de(s) plaisir(s) – agit comme une drogue. Non qu'il faille rejeter le plaisir, mais l'unir à la joie. La joie est d'un autre ordre : elle réalise des hommes libres, responsables et solidaires. Si le Christ est vivant, je n'ai pas à être désespéré.

Voir l'homme dans son individualité. Nous croyons vivre une période originale dans son goût de l'expertise. Déjà, les contradicteurs de Jésus utilisaient ce type d'argument : «  De quelle autorité dis-tu (ou fais-tu) cela? »

Au sens ecclésial, la Police est un ordre mendiant, c’est-à-dire faisant voeu de pauvreté absolue ; ce qui signifie que les apôtres des policiers seront des policiers. »

Ainsi s'achève la première phase de la vie de notre délégation : six ans déjà !

Le 13 novembre 2005 aura lieu la Messe de la Saint Martin, nouveau commencement.