Messe de la Saint Martin en Bretagne

 

C’est le dimanche 24 novembre 2013 à 10h45, nous nous sommes retrouvés en la cathédrale saint Corentin à QUIMPER pour fêter les 50 ans de la CCPH et les 20 ans de notre saint Patron Saint Martin. Nous avons été accueilli par le père Michel MAZEAS curé de la paroisse, notre aumônier national Noël CHOUX était présent parmi nous ; environ 300 personnes participaient à la messe. Nous avons fait mémoire de nos collègues disparus et plus particulièrement de Jérôme SOTY ; son ex épouse et ses enfants étaient présents. L’animateur de la région Ouest pour ORPHEOPOLIS était présent avec son épouse et représentait la famille de notre collègue de Lorient Thierry DHIOS. Les paroissiens ont été surpris du nombre de collègues décédés et ils étaient de tout cœur avec nous. Je remercie aussi la chorale de la cathédrale pour leur participation. A l’issus de la messe nous avons partagé le verre de l’amitié et nous avons pu échanger avec les collègues présents (3 futures adhésions voir 4 se profilent).

Nous nous sommes donné rendez-vous-même, horaire même lieu, pour l’année prochaine le dimanche 23 novembre 2014 avec Monseigneur Jean Marie LEVERT qui présidera cette célébration.

Michel Cornen

 Messe de la Saint-Martin à Bordeaux

 

Le vendredi 15 novembre à 18h, plus de 250 personnes se sont rassemblées dans l’église Notre-Dame en l’honneur de Saint-Martin, dont nous fêtions le 20ème anniversaire de la désignation comme saint patron des policiers de France. C’est aussi le 50ème anniversaire de la fondation de la communauté chrétienne des policiers de France – Police et Humanisme qui invitait à cette cérémonie par Alain Darzacq, le président de la délégation de Bordeaux de la CCPF-PH. Monsieur le Cardinal Jean-Pierre Ricard présidait cette célébration et a prononcé l’homélie que vous trouverez en pièce jointe. De nombreux policiers en tenue assistaient à cette eucharistie, au cours de laquelle la prière s’est élevée pour les collègues policiers décédés pendant l’année écoulée. Le verre de l’amitié, qui a suivi, a permis à de nombreuses personnes de se retrouver et d’échanger. Les personnalités invitées et tous les participants ont apprécié cette initiative et rendez-vous est d’ores et déjà pris pour l’année prochaine. Lors de cette deuxième édition Bordelaise, un groupe de policiers s’est spontanément déclaré intéressé pour soutenir la jeune délégation. Signe du ciel encourageant pour cette jeune délégation.

 

 

HOMELIE DE LA MESSE DE SAINT MARTIN

POUR LES POLICIERS

Chers amis,

C’est une des caractéristiques des sociétés humaines de se donner des lois. Ces lois sont comme des garde-fous qui permettent à tous les membres de ces sociétés de vivre ensemble de façon relativement pacifique. Car, vous le savez,  la paix n’est pas une donnée qui irait de soi, un état naturel que l’on pourrait croire habituel. L’état habituel de l’homme est plutôt une situation souvent visitée par la violence. C’est en édictant un certain nombre de droits et de devoirs s’imposant à tous qu’une société cherche à réguler cette violence, à la canaliser voire à la réprimer. Vous-mêmes, comme fonctionnaires de police, vous êtes chargés de faire respecter la loi et de protéger les citoyens.

Votre profession vous met en contact avec des situations humaines, familiales, sociales difficiles. Vous côtoyez bien des précarités et bien des drames. Vous prenez parfois des risques. Une question peut se poser : que devenez-vous, vous-mêmes, à travers ce qui vous est donné de vivre ?  Devenez-vous, blasés, pessimistes, cyniques, ou au contraire grandissez-vous en expérience et en humanité ?

C’est là que l’Évangile vient à nous ce soir comme un appel et une source d’inspiration. Que nous dit-il ?

Jésus parle à ses disciples de la fin des temps. Il campe la scène du jugement dernier : le Fils de l’homme, c’est-à-dire, le Christ ressuscité, vient dans toute sa gloire, escorté par la multitude de ses anges. Et il va juger toutes les nations. Celles-ci seront rassemblées devant lui. Le terme de nations pour un juif a une signification particulière : ce terme désigne les païens, les « goïm », ceux qui n’appartiennent pas au peuple de l’Alliance, ceux qui n’ont ni la Loi ni les promesses, qui ne connaissent pas le vrai Dieu. Ce sont elles qui vont être jugées. Le Peuple de la promesse, lui, entourera Celui qui vient juger.  Et sur quoi les nations vont-elles être jugées ? Non pas sur leur foi, non pas sur leur connaissance de Dieu, mais sur leur humanité, sur la façon dont est vécue en elles, dans la vie de chacun, la relation au prochain. Tout se joue dans ces gestes très simples, très quotidiens, de solidarité : donner à manger, donner à boire, accueillir l’étranger, vêtir celui qui est nu, visiter le malade ou le prisonnier. Il ne s’agit pas seulement de faire, mais d’être présent à l’autre, de regarder son visage, de le rejoindre dans son humanité.

Nous le savons, dans l’Évangile et en particulier dans la parabole du bon samaritain : le prochain n’est pas forcément celui qui est le plus près de moi, celui qui m’est proche ou celui dont je me sens proche. Il est celui dont je m’approche, quitte à surmonter bien des obstacles ou à parcourir un long chemin pour le rejoindre, comme le fait le samaritain vis-à-vis de l’homme laissé quasiment pour mort au milieu de ce chemin qui descend de Jérusalem à Jéricho. Tout homme sera jugé sur sa volonté de rejoindre son prochain.

Cela suppose qu’on porte sur l’autre un regard qui respecte sa dignité de personne humaine. Même chez celui qui est le plus avili, le moins aimable, reste son humanité, sa dignité d’être humain qui doit être reconnue et respectée.  Jésus, en son incarnation, s’est mystérieusement uni à tout homme. On comprend ainsi que, même si on ne le reconnaît pas, c’est lui qu’on accueille ou qu’on rejette, en respectant la dignité de tout homme, en lui venant en aide et en faisant preuve de bienveillance envers lui : « En vérité, en vérité, dit Jésus, ce que vous avez fait aux plus petits d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait….et ce que vous n’avez pas fait aux plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait » (Mt 25, 40 et 45).

Tout homme doit être attentif à cette humanité de son semblable. Le disciple du Christ doit l’être lui aussi, et d’une manière toute particulière. Il doit porter sur l’autre un regard éclairé par sa foi. L’autre, quelle que soit sa vie et quels que soient ses actes, est une créature de Dieu. Il est rejoint par Dieu. Il n’y a personne dont Dieu pourrait en cette vie désespérer. Dieu nous regarde tous avec lucidité et espérance. Il voit notre péché mais ne nous y enferme pas. Il porte sur nous un regard d’espérance et est toujours prêt à nous ouvrir un avenir. Bienveillance et espérance doivent habiter le regard et le comportement d’un disciple du Christ, d’un chrétien, d’un policier chrétien. Saint Paul disait justement aux chrétiens de Colosses : « Vous donc, les élus de Dieu, ses saints et ses bien-aimés, revêtez des sentiments de tendre compassion, de bienveillance, d'humilité, de douceur, de patience; supportez-vous les uns les autres et pardonnez-vous mutuellement, si l'un a contre l'autre quelque sujet de plainte; le Seigneur vous a pardonné, faites de même. Et puis, par-dessus tout, la charité, en laquelle se noue la perfection » (Col. 3, 12-14).

C’est en agissant ainsi que l’on contribue à bâtir la paix, à être ces artisans de paix que Jésus proclame bienheureux : « Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5, 9). Permettez-moi en terminant de vous rappeler cette prière de Saint François d’Assise, chère au pape François. Elle peut parfaitement être aussi l’idéal et la prière du policier chrétien :

 

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,

Là où est la haine, que je mette l'amour

Là où est l'offense, que je mette le pardon.

Là où est la discorde, que je mette l'union

Là où est l'erreur, que je mette la vérité.

Là où est le doute, que je mette la foi

Là où est le désespoir, que je mette l'espérance.

Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.

Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu'à consoler,

à être compris qu'à comprendre,

à être aimé qu'à aimer.

Car c'est en se donnant qu'on reçoit,

c'est en s'oubliant qu'on se retrouve,

c'est en pardonnant qu'on est pardonné

c'est en mourant qu'on ressuscite à l'éternelle vie.

 

                                                                                  †  Jean-Pierre cardinal RICARD

                                                                                        Archevêque de Bordeaux

 

 

 

COMPTE RENDU DELEGATION DE RENNES

 

 

Le dimanche 10 Novembre 2013 à 10h30 notre délégation était rassemblée en la Cathédrale de RENNES(35) pour la célébration de la fête de St Martin. Lors de cette cérémonie nous avons plus particulièrement prié pour quatre de nos collègues sans oublier nos malades,

La présence de notre Aumônier National, le Père Noël CHOUX, a permis de manifester le lien qui se vit avec toutes les autres délégations qui en ce mois de novembre célèbrent également les 20 ans de ST Martin de TOURS Patron des Policiers.

L'accueil par le Curé de la Cathédrale, le Père Bernard HEUDRÉ, a été très fraternel.

Nous avons été accompagnés par une chorale de jeunes, un organiste de talent et bien sûr de la cornemuse jouée par un collègue. Cette note bretonne ayant été appréciée par les paroissiens.

Etaient présents : quelques collègues, les représentants de l'Association Nationale des Policiers Retraités de RENNES(35), l'Aumonier Militaire de la Région Ouest le Père FRESSON et les Franciscains de RENNES.

Nous avons ouvert la célébration avec le drapeau de la délégation, le drapeau des anciens combattants et notre cierge qui nous rappelle notre démarche jubilaire, Celui-ci était porté par Noé fils de Laurent SZYMCZAK. Cette célébration s'est cloturée par un verre de l'amitié partagé entre les collègues et les paroissiens. L'Evêque de notre Diocèse, Monseigneur d'ORNELLAS, absent car présent à la Conférence des Evêques, nous a adressé une lettre pleine d'Espérance et de communion avec nous.

LE TIREUR FOU du journal « LIBE »

 

           Comme tous j'ai suivi l'enquête de la PJ de Paris qui a mené à l'arrestation de l'auteur des coups de feu tirés dans différents endroits de Paris ces derniers jours de Novembre 2013.

 

          J'ai noté que cet homme avait été mêlé à la triste affaire Rey-Maupin en 1994.

 

          Je me souviens...

A cette époque j'étais en fonction, en tant que Chef Inspecteur Divisionnaire de Police à la Direction de la Formation de la Police Nationale à Lognes (77).  J'étais affecté au  Service de la Psychologie Appliquée. C'était un  peu l'embryon du Service que gère actuellement Mme Theillaumas à la Direction du Personnel.

           Lors de cette affaire Rey Maupin, 3 fonctionnaires de Police furent tués : 2 à la Place de la Nation, dans le 11ème arrondissement de Paris, et un motard au bois de Vincennes de la DDPU de Créteil.

          Avec une psychologue de mon Service je suis intervenu pour prendre en  charge psychologiquement  d'une part les collègues témoins de cette fusillade et d'autre part pour calmer les esprits très excités des Services concernés.

           Voici le résumé de ce qui s'est passé : A Paris, nous avons, avec le Chef de Service présent, pu nous entretenir avec les familles des policiers décédés et prendre des nouvelles d'un fonctionnaire gravement blessé (blessures au bas ventre). Nous avons calmé le Service qui était au bord de l 'émeute en raison du caractère très grave de cet événement. A notre demande tout policier qui le souhaitait a pu s'exprimer et une réponse appropriée lui a été donnée.

           A Créteil (94) nous avons, très difficilement, pu aussi calmer le Service des Motos en deuil après la mort d'un de leurs collègues. Voici pourquoi : Quelque temps avant la mort du motard, un autre avait été blessé dans des circonstances à peu près identiques à l'affaire Rey Maupin. Hors, aucune  mesure, aucune réunion, aucun débriefing n'avaient été réalisés. C'est pour cela que les collègues du motard tué étaient « en colère....................... Nous avons pris en compte leurs doléances et donné à la hiérarchie une demande afférente.

           Je pense que l'action de mon Service a été déterminante pour prendre en compte l'amertume et la colère des Services Concernés par ces tristes décès.

           Mon Servie a reçu les félicitations du Préfet de Police et du Directeur Départemental de la Police du Val de Marne. J'en suis d'autant plus fier que lors de la création en 1992 de mon Service, je n'avais reçu, en tant qu'ancien de la PJ, qu'incompréhension, voire désapprobation, et aussi mécontentement, de la part de Chef de Service opérationnels. Mais quelle méconnaissance  de  la part de l'homme chez un policier qui ne vit pas seulement d'affaires criminelles et d'arrestations.

         Le Service de la Psychologie  Appliquée avait fait ses preuves. Et j'avais constaté avec plaisir qu'il était dorénavant reconnu.

 

                                                                                                         Michel Roure

L’émission de Franck Ferrand : Au coeur de l'histoire du 24/10/2013

est à réécouter sur le Site d’Europe 1 :

http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Au-coeur-de-l-histoire/Sons/L-INTEGRALE-Les-100-ans-de-la-police-judiciaire-1686171

 

Les 100 ans de la police judiciaire

 

Avec Jean-Jacques Herlem,

Directeur adjoint de la Police Judiciaire parisienne