Dimanche 8 décembre 2013

2ème dimanche de l’avent

Année A Mt 3, 1-12

 

Qui d’entre nous n’a jamais rêvé d’avoir toutes les qualités humaines, d’avoir une foi à déplacer les montagnes… et en quelque sorte, d’être parfait, comme Dieu ? N’est-ce pas le rêve de tout être humain, depuis Adam et Eve ? Ce désir d’une certaine toute-puissance, le Christ va d’ailleurs le rencontrer dans le désert, quand il y sera tenté par trois fois. Mais lui, ne rentrera pas dans le jeu du Tentateur. Il savait parfaitement, lui, qu’on ne peut pas se faire Dieu… sans Dieu ! C’est le Père qui nous divinise, par la force de son Esprit Saint.

Je me souviens d’un reportage de télévision qui présentait l’histoire attachante d’un jeune homme qui voulait être saint, de son vivant. Toute son attention, toutes ses activités n’étaient guidées que par une motivation unique : devenir saint, tout de suite. Plutôt que de se laisser façonner, il voulait être l’artisan de sa sanctification, grâce à ses bonnes actions.

Thérèse de Lisieux avait bien compris, elle, que la sainteté se gagnait par « la petite voie ». Que ce n’était pas elle qui devait faire des efforts désespérés pour rejoindre Dieu, mais que c’était lui qui mettait à la disposition de chacun de ses enfants un « ascenseur » pour les hisser à son niveau. Le seul et unique artisan de notre sainteté, c’est lui et lui seul, par le don gratuit de sa grâce. A nous, ensuite, de vivre pleinement de ce qui nous est donné.

Dans l’Evangile de ce dimanche, Jean-Baptiste nous invite fermement à convertir notre cœur, à changer notre façon de vivre. Il ne suffit pas de se dire chrétien pour entrer dans le Royaume de Dieu, il faut aussi faire la volonté du Père, telle qu’elle nous a été révélée par le Christ.

Alors, sur ce chemin vers Noël, alors que les enfants adressent leur lettre au Père Noël, chacun de nous est invité à chercher quel « cadeau » il peut demander au Seigneur afin de l’aider à convertir son cœur. Mais pour accueillir ce « cadeau » dans un cœur ouvert et renouvelé, commençons par nous demander comment être davantage témoin de son amour, en nous et autour de nous.

 

Paul Bagarre