dimanche 16 juin 2019

(Pr 8, 22-31 / Ps 8, 4-5,6-7,8-9 / Rm 5,1-5 / Jn 16, 12-15)

 

                Heureux sommes-nous chrétiens d’avoir un Dieu trinitaire !

 

                Car la Trinité, loin d’être, si vous excusez cette comparaison publicitaire, un 3 en 1, est une pure merveille au service de l’homme. Regardez la célèbre icône de Roublev, cherchez à la décrypter, vous y verrez un Dieu trine empli de sagesse à l’intérieur duquel circule un amour incommensurable.

 

                Oui, c’est bien d’amour dont il s’agit, de circulation d’amour. Karl Rahner, théologien allemand du siècle dernier, nous explique cette circumincession (de cedere, s’asseoir, dans le sens demeurer… dans l’amour – Jn 15, 9-10), qui signifie l’amour réciproque qui part du Père et du Fils et aboutit à l’Esprit, et remonte de l’Esprit pour aboutir au Père et au Fils. Cette relation d’amour se suffit à elle-même. On pourrait dire aussi qu’en eux trois existe une dynamique intime et infinie de don et d’accueil, chacun se recevant de l’autre et se donnant entièrement à lui – l’image de cette dynamique est une danse, on parle de périchorèse.

 

                Jésus, on le voit dans la  page d’Evangile de ce jour, nous invite à partager cette intimité de Dieu en dévoilant sa relation intime avec le Père, souhaitant notre participation pleine et entière à cette relation (« je dis cela pour que votre joie soit parfaite ». Jn 15,11) et nous envoyer l’Esprit Saint pour poursuivre ce qu’il a commencé sur la terre afin de nous conduire à la vérité – lui qui est chemin, vérité et vie (Jn 14).

 

                Ne nous lassons pas de goûter les bienfaits, tellement profonds, de la Trinité. Le Père qui est surgissement d’amour et nous fait comprendre que tout homme est capable d’aimer. Le Fils, icône du Dieu invisible, qui reçoit le don du Père et dont la réceptivité de cet amour marque profondément l’homme. L’Esprit qui imprime dans la personne humaine un certain reflet de ce qu’il est dans la Trinité.

 

Un Dieu trine, pour que notre joie soit parfaite.

 

                                                                                                              Laurent Szymczak