Méditation du dimanche 03 mars 2019

 

TOUT PAR GRACE: AIME DIEU DE TOUT TON CŒUR

 L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon

Les textes que nous lisons ce dimanche portent tous sur la Parole de l’Ecriture, la Parole enseignée par Jésus dans l’Evangile de Saint Luc, la Parole dans le Livre de Ben Sira et la réalisation de la Parole annoncée par Saint Paul.

Toute cette partie du chapitre de St Luc est consacrée à l’enseignement, à commencer par les Béatitudes.

Jésus bouleverse les habitudes de l’homme de son époque (et bien sûr de la nôtre) :

  • L’homme n’est pas respecté  par l’homme.
  • Il n’y a pas d’égalité entre les hommes. Le rang, la naissance, le savoir, la fortune, tout concourt à distinguer l’un de l’autre.
  • Le jugement, la critique, la condescendance des uns pour les autres cloisonnent les hommes.
  • Œil pour œil dent pour dent. Une justice peut-être acceptée à l’époque mais terrible.

Au regard de tout cela Jésus ne propose qu’une seule chose, l’amour des uns pour les autres, l’égalité des hommes sous le regard de Dieu.

On est tenté de penser que ces choses-là, sont dépassées depuis 2000 ans et pourtant malgré ces « bonnes paroles » de Jésus, portées tout au long des siècles par l’Eglise nous sommes loin de cette universalité de l’amour.

Je retiens de cette parabole de la poutre et de la paille  que Jésus nous invite à faire preuve de discernement ; ce passage est précédé de quelques lignes où Jésus aborde la miséricorde et la bienfaisance.

Nous sommes au début de l’année 2019 où nous vivons des troubles sociaux apparemment sans véritable écoute mutuelle qui alimentent des démonstrations de force qui n’aboutiront qu’à l’amertume et peut-être à la haine tous azimuts.

Qu’en est-il du discernement et de la raison dans cette affaire ?

Inlassablement, Jésus nous entraine à faire notre propre « examen de conscience ». Le terme est un peu galvaudé, on dirait maintenant une introspection ; alors mettons nous en présence du Seigneur et remettons lui toutes nos peines  et nos mauvaises habitudes, tout ce qui nous englue et nous sépare de nos frères.

C’est facile d’aimer Dieu, dans la douce tiédeur d’une intimité « choisie » ; aimer Dieu c’est aussi aimer mon prochain, le respecter, le considérer et lui donner sa place aussi importante que peut être la mienne.

 Le  Psaume 91 conclut par une petite phrase que nous pouvons garder gravé en mémoire :

                « Le Seigneur est droit !

                Pas de ruse en Dieu mon rocher. »