4° dimanche du temps de l’Avent – Année C                                                          

23 décembre 2018

Luc 1, 39-45

 

 

« Ils habiteront en sécurité(…) et lui-même, il sera la paix ! » (Mi 5, 4)

 

De quelle sécurité pouvons-nous parler en ces temps troublés où nos collègues font l’objet de tant de mépris ? Quelle est donc cette paix annoncée par le prophète Michée et que le Christ, venu dans notre humanité, était censé nous apporter ? S’agit-il uniquement de promesses purement humaines et destinées à faire patienter un peuple en attente, comme nous en entendons si souvent ?

Saint Luc, qui a connu les temps désastreux de la ruine de Jérusalem et des persécutions, met pourtant dans la bouche d’Elisabeth des mots qui magnifient ceux qui conservent la foi en dépit des circonstances douloureuses. L’Esprit Saint lui a fait percevoir que Marie, sa jeune cousine, avait « cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ».

Nous-mêmes ne comprenons pas toujours les signes des temps. Notre foi est peut-être ébranlée devant les événements violents qui blessent gravement nos collègues exposés et qui suscitent notre peur. Comment garder au cœur la certitude que, de ce mal, Dieu saura faire sortir du bien ? Comme il nous est difficile d’oser la confiance pour remettre entre les mains du « Prince de la Paix » notre pays, nos frères policiers et tous nos concitoyens !

Noël s’annonce bien terne, cette année. Mais souvenons-nous que celui dont nous fêterons la naissance dans deux jours, est né dans le dénuement d’une étable qu’il n’a triomphé de la violence qu’en offrant sa propre vie. Alors, qu’allons-nous à offrir à celui qui frappe à notre porte ?

 

                                                                                   Paul Bagarre