Commentaire des textes de la liturgie du dimanche 14 octobre 2018

(Sg 7, 7-11 / Ps 89 / He 4, 12-13 / Mc 10, 17-30)

 

            La sagesse ou la richesse ? La richesse ou le Royaume de Dieu ? Alors il faudrait choisir, laisser là tous nos biens, même ceux chèrement acquis, pour gagner ce « trésor » qu’est la demeure de Dieu ?! – Et pas seulement les laisser mais les donner aux pauvres, faire acte de générosité, le dernier, puisque ensuite nous n’aurons plus rien à donner, plus rien à vendre. Il ne resterait que nous-même, et cette sagesse qui, remplaçante de l’argent comme des biens matériels, constituerait cette nouvelle richesse, la seule acceptable, l’unique voie pour entrer dans le Royaume et y subsister ?!

 

Chiche !

 

Il ne nous restera rien de palpable, certes, mais il nous restera l’essentiel : Dieu. Dans notre vide, le Seigneur pourra faire sa demeure, nous investir en totalité, c’est notre pauvreté qui alors fera notre richesse. Dieu est, cela suffit. Que demander d’autre pour trouver le bonheur ? Lui seul pour nous combler, suffire à faire de nous des êtres emplis d’allégresse par le seul fait de le savoir au creux de nous. Et alors, ce trésor vivant en notre âme ouvrira la porte – grande, grande ouverte !  – à notre don. C’est tout l’amour qu’est Dieu lui-même que nous aurons à transmettre, à distribuer généreusement, sans modération, et combien de sourires sèmerons-nous alors, de sages richesses sur notre chemin !

 

Avec Dieu, en nous, tout au fond de nous, bien ancré, tout est possible. Nous devenons nous-même, et plus encore, nous devenons un frère.

                                              

                                                                                  Laurent Szymczak