19ème dimanche 

 

« Amen, amen, je vous le dis: celui qui croit en moi a la vie éternelle. Moi, je suis le pain de la vie. »

 

Quel est le cœur du Christianisme ? C’est que Dieu s’est fait homme ; Dieu a voulu se contact avec nous, par son Fils Jésus. Un contact vrai, réel, profond. Au point que le Fils de Dieu, a attrapé lui aussi la plus grave des maladies de cette terre, à laquelle aucun humain ne réchappe, ni ne guéri : la mort.

La croix résume ce contact si intime de Dieu avec nous, jusque dans la douleur, le mépris, la solitude, la mort. Mais le Père ressuscite son fils, qui devient le premier guéri. La mort, maladie dont on ne revenait pas, est désormais vaincue. Tout le monde l’attrape, oui ! Mais on peut en réchapper.

Du coup pour un chrétien, il y a deux réalités vitales :

Premièrement, le dimanche. C’est le jour de de la résurrection du Christ. Chaque semaine, nous célébrons cette victoire de Dieu, la plus importante de l’histoire humaine.

Deuxièmement, l’eucharistie. Elle est un « contact salutaire » : deux mots qui résument tout le Christianisme. Dieu touche l’humanité et ce contact le guérit. L’eucharistie c’est le contact Dieu-Homme qui continue. C’est le corps du Christ ressuscité, accueilli par notre corps humain.

Beaucoup disent aimer Dieu, sans pratiquer l’eucharistie, ce corps à corps, ce cœur à cœur avec lui. Et pourtant, Jésus a dit : « Voici mon corps livré pour vous ».

Un nombre important de mages, de sorciers, voyants et autres astrologues prétendent mettre leur client en relation avec des forces cosmiques ou magnétiques, des esprits, ou Satan lui-même. C’est souvent très troublant, déséquilibrant, inquiétant, long et compliqués et …couteux !

En même temps, les gestes simples, apaisants et gratuits de l’Eucharistie, gestes qui nous font communier à l’Auteur de toutes les forces de l’univers, gestes qui nous font accueillir si facilement le Christ, source de vie éternelle, ces gestes sont souvent mal aimés et même abandonnés. Sont-ils trop connus ? Faut-il, par amour de l’exotisme, aller chercher du nouveau ailleurs ?

Alors redécouvrons, ce mystère de l’eucharistie que le Christ nous a offert.

Père Laurent Giallo-Pierret, aumônier de la délégation de Nice