Marc 3, 20 – 35

10ème dimanche ordinaire année B

 

Saint Marc écrit pour les communautés hors du territoire d’Israël et composées de gens qui ne sont pas pour la plupart issus du monde juif. Et ces premières communautés de chrétiens vivent la persécution. L’empereur Néron leur fait la chasse et les envoie mourir dans les jeux du cirque ou dans d’horribles souffrances.

Avant le passage d’Evangile de ce dimanche, Saint Marc relate le choix de Jésus qui institue les douze apôtres. Et déjà apparait nettement une opposition des scribes et des pharisiens qui lui reprochent de ne pas observer la Loi.

A partir du verset 20, qui commence le texte d’aujourd’hui, c’est même les membres de sa propre famille qui s’opposent à lui en le traitant de fou. Ils rejoignent en cela les responsables religieux qui sont venus de Jérusalem pour le discréditer et l’accuser d’être un disciple de Satan. C’est la pire des accusations.

Jésus va réfuter toutes ces accusations et prêcher pour l’unité qui est le garant de la vérité. Tous les péchés peuvent être pardonnés, sauf celui qui divise en s’opposant à l’Esprit qui rassemble. Suivre Jésus, c’est marcher à sa suite et c’est cette relation avec lui qui soude la communauté et en fait une vraie famille.

Les premières communautés chrétiennes persécutées ont besoin d’entendre ce discours. Mais pour nous aussi, ce discours nous rappelle que l’unité de nos communautés est importante. Il en est de même dans notre communauté chrétienne des policiers de France.

 

 

                                               Père Noël Choux