7° dimanche de Pâques - Année B                                                                        

13 mai  2018

Jn 17,11b-19

 

 

« Père saint, garde mes disciples unis dans ton nom ». Quel parent n’a pas de plus cher désir, que celui de voir ses enfants rester unis ? C’était en tout cas le vif souhait de ma belle-mère et elle a été globalement été exaucée à ce jour.

Mais en va-t-il de même pour les disciples de Jésus que nous sommes ? Nous savons que l’histoire de l’Eglise n’a jamais été « un long fleuve tranquille ». A peine Jésus était-il remonté auprès de son Père que, déjà, des dissensions se faisaient jour. Le livre des Actes des Apôtres que nous entendons pendant tout le temps de Pâques, ainsi que les lettres de Paul et de Jean, s’en font largement l’écho.

Qu’il est difficile de vivre dans l’unité ! Non seulement l’héritage des Apôtres s’est divisé tout au long des siècles, mais, même au sein de nos paroisses, les luttes sont incessantes. Chacun cherche à prendre un peu de pouvoir ou à imposer ses idées qui sont évidemment « meilleures que celles du voisin ». Certes le sacerdoce commun des baptisés fait pleinement de chacun d’entre nous, « prêtre », « prophète » et « roi ». Mais cela ne signifie nullement que notre spiritualité soit supérieure à celle des autres. Nos communautés sont parfois divisées sur la question des chants, de la prière commune, de la catéchèse, de la pastorale des migrants, des homosexuels…

Notre Père ne nous demande pas de tous partager les mêmes convictions, mais il attend que nous respections ceux qui pensent et vivent différemment. L’unité, nous le savons, ne signifie pas l’uniformité, mais elle nous invite à respecter les différences, de sorte que chacun trouve, là où il réside, une attention respectueuse et fraternelle.  

« Oui, Père saint, garde-nous unis dans ton nom, comme ton Fils t’en a prié !»

 

                                                                       Paul Bagarre – Délégation de Tours