Jean 2, 13 - 25

3ème Dimanche de Carême - Année B

 

Ce n’est pas étonnant que les quatre évangélistes aient relaté cet épisode. Il a dû marquer les esprits. Pour les témoins de la scène, comme pour les apôtres et pour nous, ce n’est pas facile de comprendre le sens de ce geste surprenant venant de celui qui prêchait l’amour. Essayons d’aller plus loin et de ne pas voir qu’un simple coup de colère, qui par ailleurs nous fait plaisir.

Jésus n’accuse pas les marchands de malhonnêteté. Il les accuse de ne pas respecter ce lieu, qui est sacré car c’est là que Dieu habite.

« La maison de mon Père » dit-il. A partir de là, il fait comprendre qu’il est le Fils. Et il laisse entrevoir sa mort et sa résurrection, lui qui est le temple de Dieu.

Et comme nous savons que nous sommes, à la suite de Jésus, le corps du Christ, c’est nous tous et chacun d’entre nous qui doit désencombrer et purifier la maison du Père, c’est-à-dire nous-mêmes, notre cœur, notre esprit et notre corps. 

C’est tout l’enjeu du Carême, ces quarante jours pour nous désencombrer de tout ce qui freine notre marche, pour nous délester de ce qui offense le temple de Dieu que nous sommes.

  

                            Père Noël Choux