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2° dimanche du Carême année B               

Matthieu 17, 1-9                                                   

25 Février 2018

 

La transfiguration.

 

Dans ce passage de l’évangile de Marc, ce qui nous touche de prime abord, c’est la lumière ! Elle emplit tout l’espace et le cœur des trois témoins privilégiés de cette manifestation de la divinité de Jésus. Avons-nous déjà remarqué combien la lumière était présente dans les événements importants de la vie du Christ ? Déjà, à la Nativité, la douce lumière de l’étoile guidait les pas des bergers et des mages. Tout au long de la vie publique, Jésus était comme accompagné d’une aura qui rendait la vue aux aveugles, la santé aux malades, la liberté aux possédés et la vie aux mourants…

A l’inverse, lorsque cette lumière disparaît, le monde s’enfonce dans l’obscurité, que ce soit dans la nuit de la tempête sur le lac, dans la tristesse de la trahison de Judas et, surtout, au soir de la crucifixion où les ténèbres couvrent la terre.

Au cœur de nos cheminements parfois hésitant, dans les nuits de nos doutes, l’Esprit nous invite à toujours lever les yeux vers la vraie Lumière qui est le Christ : « En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée » (Jn 1, 4-5).

Le temps du Carême, où la lumière nous apparaît comme voilée, est une invitation à quitter la tristesse de nos existences routinières, pour sans cesse rallumer en nos cœurs, la flamme de la conversion et de l’espérance. Avançons sans crainte vers le jour de notre Pâque où nous serons, à notre tour, transfigurés par le soleil de Dieu.

 

                                                                         Raymonde Janin - Paul Bagarre