Dimanche 26 novembre
Fête du Christ roi de l'univers.
 

L'évangéliste saint Matthieu nous livre une grande parabole en ce jour de fête. Il nous emmène au jour du Jugement, et il nous montre deux catégories de gens, ceux qui pensent aux autres, et qui agissent en fonction des besoins, et ceux qui ne remarquent pas grand chose.
Et d'une certaine manière, tous ne se doutent de rien. C'est un grand étonnement pour tous. Il y en a qui ont laissé parler leur coeur, et d'autres qui sont restés inertes. Au fond, il n'y a rien à calculer, il faut se laisser aller au gré des rencontres, des appels, des besoins. C'est toujours comme ça qu'il faut accepter d'agir.
Alors, gardiens de la paix, soucieux du bonheur de tous, des fragiles, des démunis, de ceux auprès de qui nous sommes souvent convoqués, nous agissons sans calculs, seulement avec amour de l'autre. Là la parabole vient bousculer profondément : ça, c'est à Dieu qu'on l'a fait. Voilà que la moindre de nos actions, de notre présence, s'adresse, à travers le pauvre, à Dieu, au Christ.
C'est ce que saint Martin a découvert dans la nuit qui suit le partage du manteau: ce que tu as fait au mendiant nu, c'est à moi, dit Jésus, que tu l'as fait. Le temps que tu as donné, l'écoute que tu as acceptée, c'est à moi, dit Jésus, que tu l'as accordé.
Oui, heureux les bâtisseurs d'amour.
 
Jean Pierre Rouvière