Matthieu 22, 34 – 40

30ème dimanche année A

« Quel est le plus grand commandement ? » Voilà bien une question de pharisien ! Il voulait piéger Jésus et c’est lui qui se retrouve piégé. Mais malheureusement depuis 20 siècles, certains continuent de poser la même question et veulent opposer amour de Dieu et amour du prochain. Ils n’ont rien compris à la religion chrétienne, la religion de l’incarnation. Si Dieu a envoyé son propre Fils partager notre humanité, nous ne pouvons plus nous désintéresser du sort des humains. L’homme était à l’image de Dieu, il en est maintenant son visage parmi nous. Tout ce qui touche à l’homme porte désormais la trace de Dieu. Tous les humains, du plus petit au plus grand, du plus jeune au plus âgé, du plus pauvre au plus riche, et tout l’homme, dans ses aspirations et ses craintes, dans ses joies et ses peines, est marqué de l’empreinte de Dieu. Je ne peux plus démissionner du monde et faire l’impasse sur les autres, sous prétexte de privilégier Dieu, Dieu me parle par tous ceux que je rencontre. Ils me disent chacun quelque chose de Dieu. L’humanité est habitée par la Parole de Dieu, l’histoire humaine devient une histoire sainte, une histoire sacrée.

Il ne s’agit pas d’aimer Dieu ou mon prochain, il s’agit d’aimer Dieu et mon prochain. Les deux ne s’opposent pas, et ils ne sont pas seulement complémentaires, ils sont semblables nous dit Jésus. Trois chapitres plus loin, dans la parabole du jugement dernier, Jésus nous dit : « ce que vous avez fait au plus petits d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait ». Voilà ce qui anime notre foi chrétienne et qui inspire en particulier notre communauté chrétienne des policiers de France.

 

                                               Père Noël Choux